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Arrivé au point mort bas en fin de détente, il est préférable d’avoir le temps de vider le cylindre de ses gaz brûlés sans que la pression résiduelle ne travaille « contre » le piston lorsque celui-ci entame sa remontée (limitation de la CPE ou contre-pression échappement).
On le voit, conserver la cinématique de piston des moteurs classiques est finalement le bon objectif à retenir. Pourtant, certains moteurs VCR modifient cette cinématique conventionnelle pour en faire une cinématique « exotique ». Ceci est par exemple le cas, en pratique, des moteurs dits « multilink » qui rajoutent des bielles et des leviers. Ces moteurs pourraient conserver une cinématique classique, mais au prix d’une plus grande complexité qui au final, se transformerait en poids, en encombrement, et en frottement. Ce type de moteur se comporte en général comme un moteur classique dont la bielle serait infiniment longue, voire plus. Les arrêts au PMH deviennent trop longs, tandis que les arrêts au PMB deviennent trop courts.
La cinématique de piston qui en résulte pénalise le rendement de combustion, particulièrement en allumage commandé à fortes charges.
Sur ces moteurs VCR, la perte thermodynamique induite par un piston trop lent au PMH (point mort haut) peut aller jusqu’à 8 % voire plus à moyennes et fortes charges. Ceci provient d’une sur sensibilisation du moteur au cliquetis et d’une augmentation des pertes aux parois. Dans ce cas, le VCR perd tout ou partie de son intérêt car les moyennes et fortes charges sont très utilisées sur un moteur VCR fortement downsizé. En revanche, la perte thermodynamique induite par une telle cinématique reste faible si le moteur fonctionne en allumage par compression (CAIHCCI), ce qui ne concerne que les faibles charges, en dessous de 5-6 bar de PME (pression moyenne effective). En ce cas, les gains faits en CAI à faibles charges servent en grande partie à compenser les pertes en SI (allumage commandé) à fortes charges. Le bilan est décevant de sorte qu’il est finalement préférable de continuer à produire des moteurs classiques, plus simples et moins chers.
D’autres moteurs VCR « dissymétrisent » la cinématique du piston : le piston « monte » plus vite qu’il ne « descend ». Le résultat de ce type d’approche : des moteurs qu’il conviendrait de faire tourner dans un sens à faibles charges, et en sens inverse à fortes charges. Impossible.
C’est pour toutes ces raisons que le MCE‑5 VCRi conserve une cinématique de piston strictement conventionnelle. Les prototypes actuels de MCE‑5 VCRi associent un rapport alésage/course faible (course longue) qui favorise le remplissage à bas régimes, avec un rapport bielle/manivelle élevé (bielle longue) qui favorise le remplissage à régimes élevés. Un moteur à essence classique ayant les mêmes caractéristiques présenterait exactement le même encombrement vertical, preuve de la compacité intrinsèque du MCE‑5 VCRi. Ainsi, le MCE‑5 VCRi n’induit aucun défaut imputable à une cinématique de piston non conventionnelle et permet aux combustionistes de transposer directement leurs « règles-métier » au VCR, sans pénalité aucune.
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